# Quelles questions se poser pour définir votre futur emploi de manière réaliste et motivante ?
Choisir son prochain emploi ne se résume pas à consulter des offres et envoyer des candidatures. Cette décision stratégique exige une réflexion structurée, ancrée dans une compréhension fine de vos compétences, de vos aspirations profondes et des réalités du marché du travail. Trop souvent, les professionnels acceptent des postes qui ne correspondent pas à leurs attentes réelles, entraînant désillusion et désengagement rapide. Comment éviter cette situation ? En vous posant les bonnes questions avant de vous lancer dans votre recherche d’emploi. Cette démarche méthodique permet de construire un projet professionnel cohérent, aligné avec vos valeurs, vos compétences et les opportunités concrètes du marché. Que vous soyez en reconversion, en recherche d’évolution ou simplement désireux de clarifier vos objectifs de carrière, cette approche systématique vous guidera vers des choix éclairés et durables.
Audit de vos compétences techniques et soft skills transférables
Avant d’envisager votre futur emploi, vous devez établir un inventaire précis de ce que vous apportez réellement sur le marché du travail. Cette cartographie de vos compétences constitue le socle de toute réflexion professionnelle pertinente. Sans cette connaissance approfondie de vos atouts, vous risquez de viser des postes inadaptés ou au contraire de sous-estimer votre potentiel. L’exercice demande honnêteté intellectuelle et rigueur : il ne s’agit pas de dresser une liste flatteuse mais imprécise, mais bien d’identifier vos capacités réelles, documentées par des expériences concrètes.
Cartographie de vos hard skills selon le référentiel ROME
Le référentiel ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) de France Travail offre un cadre structuré pour classifier vos compétences techniques. Ce système organise plus de 10 000 appellations de métiers en 531 fiches, regroupées en 14 grands domaines professionnels. Utiliser ce référentiel vous permet de traduire vos compétences dans un langage commun aux recruteurs et aux professionnels des ressources humaines. Par exemple, si vous maîtrisez la gestion de projet, le ROME vous aide à préciser s’il s’agit de coordination d’équipe (M1402), de conduite de projet en BTP (F1201) ou de gestion de projet industriel (H1102). Cette précision évite les malentendus et oriente efficacement vos recherches vers les métiers correspondant réellement à votre expertise.
Identification de vos compétences comportementales via l’inventaire de personnalité MBTI
Les soft skills représentent aujourd’hui jusqu’à 85% de la réussite professionnelle selon plusieurs études. L’inventaire MBTI (Myers-Briggs Type Indicator) constitue un outil reconnu pour identifier vos préférences comportementales et votre style de travail. Êtes-vous naturellement orienté vers l’action ou la réflexion ? Privilégiez-vous la structure ou la flexibilité ? Ces traits influencent considérablement votre épanouissement dans certains environnements professionnels. Un profil ISTJ s’épanouira dans des fonctions demandant rigueur et organisation, tandis qu’un ENFP recherchera créativité et interactions sociales. Connaître votre type psychologique vous aide à cibler des environnements de travail où vos talents naturels seront valorisés plutôt que contrariés.
Analyse de votre portefeuille de réalis
isations concrètes et résultats mesurables
Au‑delà des listes de compétences, ce sont vos réalisations tangibles qui parlent le mieux de votre valeur sur le marché de l’emploi. Constituez un véritable portefeuille de résultats : projets menés, indicateurs atteints, améliorations mises en place, économies générées, satisfaction client, etc. Pour chaque expérience significative, demandez-vous : « quel était le contexte ? quelle était ma mission ? quelles actions précises ai-je mises en œuvre ? quels résultats chiffrés ai-je obtenus ? » (méthode CAR ou STAR). Cette démarche vous permettra de décrire votre futur emploi non pas en termes théoriques, mais en vous appuyant sur ce que vous savez déjà produire.
Vous pouvez par exemple créer un document synthétique dans lequel chaque ligne associe une compétence clé à un exemple concret, daté et chiffré. Cette « matrice compétences / réalisations » sera précieuse pour rédiger votre CV, préparer vos entretiens, mais surtout pour vérifier si un futur poste vous permettra de réutiliser et développer ces acquis. Si, face à une fiche de poste, vous ne voyez pas comment y réinvestir au moins 60 à 70 % de votre portefeuille de réalisations, c’est que l’écart de compétence est important et qu’il faudra prévoir une phase de montée en puissance adaptée.
Évaluation de vos certifications professionnelles et qualifications reconnues
Dernier pilier de cet audit : vos certifications, diplômes et titres reconnus. Dans certains secteurs (IT, finance, QHSE, santé, BTP…), ils conditionnent directement l’accès à un futur emploi ou à une grille de salaire. Faites l’inventaire de vos diplômes, formations certifiantes, habilitations (CACES, habilitation électrique, autorisation de mise en service, etc.) et vérifiez leur validité dans le temps. Interrogez-vous : « quelles certifications sont vraiment différenciantes aujourd’hui ? lesquelles sont obsolètes ou mériteraient une mise à jour ? ».
Confrontez ensuite cet inventaire aux exigences des offres que vous consultez et aux référentiels officiels (RNCP, France Compétences). Si vous constatez un décalage récurrent (par exemple, toutes les offres de votre futur métier demandent une certification que vous n’avez pas), intégrez ce besoin dans votre plan d’action : financement via CPF, projet de transition professionnelle, VAE, etc. Votre futur emploi réaliste et motivant se situera souvent à l’intersection de vos compétences actuelles et d’un petit « gap » de qualification que vous acceptez de combler dans les 12 à 24 prochains mois.
Décryptage de vos motivations intrinsèques et facteurs d’engagement professionnel
Une fois vos compétences clarifiées, la question suivante est simple : qu’est-ce qui vous donnera envie de vous lever le matin pour aller travailler, sur la durée ? Deux personnes au parcours similaire peuvent rechercher des emplois très différents, simplement parce que leurs sources de motivation ne sont pas les mêmes. Identifier ces moteurs profonds permet d’éviter de courir après un poste « sur le papier » idéal, mais qui ne vous nourrira pas au quotidien. Il s’agit ici de mettre des mots sur ce qui vous anime vraiment : autonomie, sécurité, impact social, statut, créativité, apprentissage continu, reconnaissance…
Application de la théorie de l’autodétermination de deci et ryan
La théorie de l’autodétermination, développée par Deci et Ryan, distingue trois besoins psychologiques fondamentaux pour une motivation durable : l’autonomie (sentiment de choisir et d’influencer son travail), la compétence (se sentir efficace et progresser) et l’appartenance sociale (se sentir relié, reconnu, soutenu). Un futur emploi motivant est celui qui nourrit ces trois besoins à des degrés suffisants pour vous. La question clé devient alors : « de quel niveau d’autonomie, de défi et de connexion ai-je besoin au quotidien pour me sentir engagé ? ».
Concrètement, vous pouvez évaluer chacun de ces besoins sur une échelle de 1 à 10 et décrire les conditions associées. Par exemple : « autonomie = 8/10 : pouvoir organiser seul mes priorités, décider de la méthode, participer aux décisions », « compétence = 7/10 : disposer de feedbacks réguliers, d’objectifs clairs, de formations », « appartenance = 5/10 : quelques rituels d’équipe mais pas trop de social ». Ensuite, confrontez chaque opportunité d’emploi à ce triptyque : le poste vous laisse-t-il une marge de manœuvre suffisante ? prévoira-t-il un véritable plan de développement ? propose-t-il un collectif dans lequel vous vous projetez ?
Hiérarchisation de vos besoins selon la pyramide de maslow adaptée au travail
La pyramide de Maslow, adaptée au contexte professionnel, reste un outil simple pour hiérarchiser vos besoins : salaire et conditions matérielles (niveau 1), sécurité de l’emploi et stabilité (niveau 2), appartenance à une équipe (niveau 3), reconnaissance et statut (niveau 4), enfin accomplissement et sens (niveau 5). Or, vouloir viser immédiatement un emploi « à fort impact » alors que vous êtes très inquiet pour votre sécurité financière peut créer une tension permanente. À l’inverse, rester dans un poste très sécurisant mais sans aucune marge de progression finit souvent par générer une frustration profonde.
Interrogez-vous honnêtement : à quel niveau de la pyramide se situent aujourd’hui vos priorités absolues ? Avez-vous d’abord besoin d’un emploi stable et correctement rémunéré, ou êtes-vous prêt à accepter une part d’incertitude pour gagner en sens et en autonomie ? Un exercice utile consiste à classer de 1 à 5 les niveaux de la pyramide selon leur importance actuelle pour vous, puis à vérifier si vos options professionnelles y répondent. Votre futur emploi « réaliste » est celui qui sécurise suffisamment les premiers étages, tout en ouvrant progressivement l’accès aux niveaux supérieurs.
Mesure de votre niveau d’alignement valeurs personnelles versus culture d’entreprise
Les décalages de valeurs sont l’une des premières causes de désengagement et de départ anticipé. Vous pouvez adorer vos missions mais souffrir d’une culture d’entreprise trop compétitive, trop hiérarchique ou, au contraire, jugée « trop laxiste ». Commencez par lister 3 à 5 valeurs non négociables pour vous au travail : transparence, respect, performance, service au client, impact environnemental, liberté, esprit d’équipe… Puis, remémorez-vous les situations où vous vous êtes senti pleinement aligné – ou au contraire en profond désaccord. Qu’y avait-il derrière ces ressentis ?
Lors de vos recherches, analysez les signaux faibles : discours managérial, pratiques de télétravail, gestion des erreurs, turn-over, témoignages sur Internet, propos tenus en entretien… Posez-vous la question : « si je rejoins cette organisation, devrai-je mettre de côté une partie importante de qui je suis pour m’intégrer ? » Un futur emploi motivant suppose un socle de valeurs partagées ; sinon, chaque journée demandera un effort de « rôle à jouer » qui, à terme, épuise. L’objectif n’est pas de trouver une entreprise parfaite, mais un environnement où vos valeurs centrales sont respectées, même si tout n’est pas aligné à 100 %.
Identification de vos ancres de carrière selon le modèle d’edgar schein
Edgar Schein a identifié huit « ancres de carrière », ces priorités profondes qui structurent vos choix professionnels : expertise technique, management, autonomie/indépendance, sécurité/stabilité, créativité entrepreneuriale, service/dévouement à une cause, défi pur, style de vie. L’idée est qu’au-delà d’un certain stade de votre parcours, une de ces ancres devient dominante et oriente inconsciemment vos décisions. Par exemple, quelqu’un fortement ancré « expertise » refusera souvent des postes de management trop éloignés de l’opérationnel, même mieux payés.
Pour identifier votre ancre principale, questionnez vos satisfactions passées : qu’est-ce qui vous a le plus donné le sentiment de « réussir votre vie professionnelle » ? Avoir creusé un sujet complexe ? Avoir pris la tête d’une équipe ? Avoir lancé un projet risqué ? Avoir équilibré sereinement vie pro et vie perso ? Une fois votre ancre clarifiée, testez vos options : un projet de reconversion vers l’enseignement répondra très bien à une ancre « service » mais moins à une ancre « défi pur ». Là encore, l’objectif de réalisme est crucial : si votre ancre dominante est « style de vie », un futur emploi qui exige 70 heures hebdomadaires, même prestigieux, risque de ne pas tenir sur la durée.
Analyse du marché de l’emploi et tendances sectorielles par bassin d’emploi
Définir votre futur emploi sans regarder le marché revient à dessiner une maison sans vérifier le terrain : le projet peut être séduisant, mais impossible à construire. Après l’introspection vient donc le temps de l’enquête. Dans quels secteurs les recrutements sont-ils dynamiques dans votre région ? Quels métiers se transforment, disparaissent ou émergent ? Quelles compétences sont aujourd’hui pénuriques, et donc mieux valorisées ? Ce travail de veille vous aide à ajuster votre projet pour qu’il soit non seulement désirable pour vous, mais aussi crédible aux yeux des employeurs.
Exploitation des données france travail et observatoires métiers régionaux
Les données publiques constituent une mine d’or trop peu utilisée. France Travail publie régulièrement des analyses par bassin d’emploi, mettant en avant les métiers en tension, les volumes d’offres et les taux de chômage sectoriels. De même, chaque Région dispose d’observatoires des métiers qui produisent des études détaillées par filière (industrie, santé, numérique, tourisme, etc.). Ces ressources vous permettent de confronter vos envies à la réalité des embauches et de la mobilité professionnelle.
Repérez par exemple les 10 métiers les plus recrutés sur votre territoire, puis croisez-les avec vos compétences transférables. Parmi eux, lesquels pourraient constituer des options réalistes après une courte formation ou une VAE ? Interrogez-vous : « si je devais déménager demain dans ma région voisine, mon futur emploi resterait-il aussi recherché ? » Cette question d’employabilité géographique est cruciale, surtout si vous avez des contraintes familiales ou de mobilité.
Décryptage des fiches métiers émergentes selon le rapport future of jobs du WEF
Parallèlement, il est utile de lever la tête du guidon et de regarder les tendances globales. Le rapport Future of Jobs du World Economic Forum (WEF), actualisé régulièrement, liste les métiers en croissance et en déclin à horizon 5 ans au niveau mondial. On y trouve par exemple les fonctions liées à la data, à l’IA, à la cybersécurité, à la transition écologique, mais aussi des rôles hybrides mêlant compétences techniques, relationnelles et de design de services. Même si ces analyses sont macro, elles donnent une direction : quels métiers ont de fortes chances d’exister encore et de se développer dans 10 ans ?
Demandez-vous : « dans ces métiers émergents, quelles sont les briques de compétences que je possède déjà, même partiellement ? » Vous ne deviendrez pas data scientist en trois mois, mais vous pouvez peut-être vous positionner sur des fonctions de coordination de projets data si vous avez une solide expérience de gestion de projet. Utilisez ces rapports comme un radar : ils ne doivent pas dicter votre futur emploi, mais éclairer les pistes où vos efforts de formation auront le plus de retour sur investissement.
Étude des fourchettes salariales via glassdoor et baromètres de rémunération hays
La dimension salariale est un critère incontournable pour définir un emploi réaliste. Les baromètres de rémunération (Hays, Robert Half, Michael Page…) et les plateformes comme Glassdoor, Indeed ou Talent.com offrent des fourchettes assez fiables par métier, région et niveau d’expérience. Comparez ces données à votre situation actuelle : votre objectif de salaire pour un prochain poste est-il cohérent avec le marché et avec votre niveau de compétences ? S’il existe un écart important, quelles étapes intermédiaires seraient nécessaires pour le combler ?
Un bon réflexe consiste à définir une fourchette cible plutôt qu’un chiffre unique : un minimum en dessous duquel vous savez que le poste ne sera pas viable pour vous, un objectif souhaité, et un maximum observé sur le marché à moyen terme pour votre profil. Cette approche vous permettra d’évaluer rapidement si une opportunité est réaliste financièrement, sans pour autant sacrifier des dimensions importantes comme la formation, les perspectives d’évolution ou la qualité de vie.
Définition de vos critères non négociables et points de compromis acceptables
Vous avez désormais trois blocs de données : vos compétences, vos motivations, la réalité du marché. Il est temps de transformer tout cela en critères concrets pour filtrer vos futures opportunités. L’idée est d’éviter deux extrêmes : accepter tout et n’importe quoi par peur de manquer, ou au contraire dresser une liste de souhaits tellement exigeante qu’aucun poste réel ne pourra y répondre. Entre les deux, il y a vos incontournables et vos marges de manœuvre.
Commencez par lister vos critères sur différents plans : missions, niveau de responsabilité, salaire, localisation, temps de trajet, télétravail, horaires, type de contrat, taille d’entreprise, secteur, culture managériale, perspectives d’évolution, formation, équilibre vie pro/vie perso, etc. Puis, pour chacun, indiquez s’il est « non négociable », « important mais négociable » ou « secondaire ». Par exemple : « temps de trajet < 45 minutes : non négociable », « 2 jours de télétravail : important », « secteur : idéalement santé ou éducation mais ouvert à d’autres services ». Cet exercice vous aidera à dire oui ou non plus rapidement, sans culpabiliser.
Validation de la cohérence projet professionnel versus réalité du terrain
Sur le papier, votre projet commence à prendre forme. Mais tant que vous ne l’avez pas confronté au terrain, il reste théorique. La prochaine étape consiste donc à tester votre futur emploi avant même de postuler massivement. Comment ? Par des enquêtes métier, des entretiens réseau, des immersions courtes, du bénévolat, des missions ponctuelles en freelance, selon votre situation. L’objectif : vérifier que le quotidien du métier correspond bien à ce que vous imaginez en termes de tâches, de rythme, d’ambiance, de contraintes.
Préparez une série de questions précises à poser aux professionnels en poste : « à quoi ressemble une semaine type ? quels sont les aspects les plus satisfaisants et les plus difficiles ? quelles compétences sont réellement utilisées au quotidien ? quelles évolutions sont possibles après 3 à 5 ans ? » Plus vos questions seront concrètes, plus vos réponses vous permettront d’ajuster votre projet. N’hésitez pas non plus à demander : « avec mon profil, par où commenceriez-vous si vous étiez à ma place ? » Cette confrontation au réel est parfois déstabilisante, mais elle évite de foncer vers un emploi fantasmé.
Construction de votre plan d’action et stratégie de repositionnement progressif
À ce stade, vous disposez d’une vision beaucoup plus claire de ce que pourrait être votre futur emploi réaliste et motivant. Reste à transformer cette vision en plan d’action. Un projet professionnel ne se réalise pas en un seul saut, mais par étapes successives. Demandez-vous : « qu’est-ce que je peux raisonnablement atteindre dans les 6 prochains mois ? dans 12 à 18 mois ? dans 3 ans ? » Cette projection vous aidera à distinguer vos objectifs de court terme (ex. : décrocher un poste intermédiaire) et vos objectifs de moyen terme (ex. : accéder à un nouveau métier, créer votre activité).
Formalisez ce plan sous forme de feuille de route simple, avec quelques jalons clés : formations à suivre, certifications à obtenir, expériences à acquérir, contacts à développer, outils à mettre à jour (CV, profil LinkedIn, portfolio), nombre de candidatures ciblées par semaine, événements réseau à fréquenter. Pour chaque jalon, précisez la date cible, les ressources nécessaires (temps, budget, soutien), et les indicateurs de réussite. Comme pour un projet en entreprise, ce plan de repositionnement doit rester vivant : vous l’ajusterez au fil des retours du marché, de vos rencontres et de votre propre évolution. L’essentiel est d’avancer de manière consciente, en sachant pourquoi vous choisissez tel emploi plutôt qu’un autre, et comment chaque étape vous rapproche du travail qui vous ressemble vraiment.